Manifestation des producteurs laitiers à Forges-les-Eaux

En ce mardi 26 mai, c’est plus de 15 producteurs laitiers qui sont venus pousser un véritable cri d’alarme lors de l’assemblée générale de la Coopérative de vente de produits laitiers de la région de Gournay Neufchâtel-en-Bray.

Chaque jour un peu plus menacés par la situation dramatique de leur profession et par une relation chaque fois plus tumultueuse avec leurs donneurs d’ordres, ces producteurs laitiers, par ailleurs fournisseurs de Danone ce géant de l’industrie agroalimentaire, ont tenu a faire part de leur désarroi. Mais au-delà de cette manifestation entièrement réalisée dans un esprit contestataire mais pacifique, une face sensible de notre économie est dénoncée.

La Normandie en proie à ces bouleversements économiques dans l’industrie laitière

Les producteurs laitiers font aujourd’hui face à une situation plus que problématique. Jusqu’alors, les exploitations laitières parvenaient à financer leur activité grâce à des concours ponctuels de trésorerie à court terme. Aujourd’hui, les mêmes exploitants sont dans une véritable impasse et se doivent de demander des emprunts à moyen terme, des demandes auxquelles les banques n’accèdent pas tout le temps. Cette situation est le triste résultat d’une relation désormais déséquilibrée entre exploitants et fournisseurs, les grosses sociétés de l’agroalimentaire imposant des conditions drastiques voire abusives en terme de productivité. Cela ne fait que compliquer davantage l’exercice d’une fonction qui réclamait déjà un grand nombre de sacrifices, un travail 365 jours sur 365 et bien d’autres choses encore.

La mise en lumière d’un problème national

La réaction des exploitants laitiers normands met en lumière une bien triste réalité inhérente au paysage agricole français. C’est aujourd’hui l’ensemble de l’agriculture française qui semble être sous la menace des grandes entreprises de l’agroalimentaire et de leur quête infinie vers des rendements de plus en plus difficiles à atteindre pour les agriculteurs. L’Union Européenne n’arrange en rien cette bien triste situation, malgré l’apport de la PAC, en mettant en concurrence les agriculteurs d’une même zone économique. Reste au gouvernement

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